Sculpter le vivant
Pour nous, la taille s’apparente à une sculpture du vivant. Bien loin des protocoles rigides, elle est une expertise qui doit tenir compte, interpréter la personnalité de chaque pied de vigne.
Tailler, c’est ainsi accepter de composer avec l’individualité. Dans le silence de l'hiver, le vigneron s’agenouille devant chaque cep, structurant cette liane qu’est la vigne.
C’est un dialogue au service du vivant, un dialogue sans paroles où le savoir-faire devient un art de l’attention, afin de respecter la vie pour mieux dessiner l’esquisse de la récolte à venir.
Cette année encore, le temps nous impose son propre rythme.
Après les morsures d'un début janvier cinglant, signal pour la vigne d’un vrai repos végétatif, l’hiver s'est paré d'une douceur humide et langoureuse. Cette clémence précoce nous fait craindre les réveils brutaux du gel en avril mais nous aussi offre un trésor invisible : des sols gorgés d'eau, une réserve profonde pour étancher la soif des ceps au moins jusqu'au début de l'été.
Au contact de la nature, l’expérience nous a appris à abandonner les certitudes, à remettre sans cesse l’ouvrage sur le métier. Face aux soubresauts du climat, nous cultivons l’humilité et le lâcher-prise. Chaque année il nous faut composer, nous adapter, repartir d’une page blanche pour traverser la saison qui s’annonce.
Famille, amis, clients vous jouez un vrai rôle sur ce chemin de résilience.
Chacun de nos échanges et de vos sourires nourrit notre confiance et nous donne l’élan pour vivre pleinement ce nouveau millésime.
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